31/10/2007

Ne m’abandonnez pas.

 

Comment est-ce possible ?

Par Jim Willis Comment est-ce possible?
Quand j'étais un chiot,
je vous ai amusé avec mes cabrioles et vous ai fait rire.
Vous m'avez appelé votre enfant
et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés,
je suis devenu votre meilleur ami.
Toutes les fois que j'étais méchant, tu agitais ton doigt vers moi
et me demandais "Comment peux-tu?"
mais après on s'amusait ensemble.
Mon éducation a pris un peu plus longtemps que prévu,
parce que vous étiez terriblement occupés,
mais nous y avons travaillé ensemble.
Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit
et écoutais tes confidences et rêves secrets
et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.


Nous sommes allés pour de longues promenades
et courses dans le parc,
promenades de voiture, arrêts pour de la crème glacée
(j'ai seulement eu le cornet parce que
"la glace est mauvaise pour les chiens" comme tu disais),
et je faisais de longues siestes au soleil
en attendant que tu rentres à la maison.
Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail
et tu t'es concentré sur ta carrière
et plus de temps à chercher un compagnon humain.
Je t'ai attendu patiemment,
t'ai consolé après chaque déchirement de cœur
et déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions
et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer
et puis tu es tombé amoureux.
Elle, maintenant ta femme, n'est pas une «personne-chien»
mais je l'ai accueillie dans notre maison,
essayé de lui montrer de l'affection et lui ai obéi.
J'étais heureux parce que tu étais heureux.
Ensuite les bébés humains sont arrivés
et j'ai partagé votre excitation.
J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur
et je voulais les pouponner aussi.

Seulement, vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser
et j'ai passé la plupart de mon temps banni
dans une autre pièce ou dans une niche.
Oh! comme je voulais les aimer,
mais je suis devenu un "prisonnier de l'amour".
Quand ils ont commencé à grandir,
je suis devenu leur ami.
Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés
sur leurs jambes branlantes,
ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles
et m'ont donné des baisers sur le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses
parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes
et je les aurais défendus avec ma vie, si besoin avait été.
J'allais dans leurs lits
et écoutais leurs soucis et rêves secrets
et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée
 

Il y eut un temps,
quand les autres te demandaient si tu avais un chien
et qu'ils te demandaient une photo de moi,
tu en avais une à leur montrer dans ton portefeuille
et tu leur racontais des histoires à mon propos.
Ces dernières années, tu répondais "juste oui"
et changeais de sujet.
Je suis passé du statut de "ton chien"
à "seulement un chien"
et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.


Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière
dans une autre ville
et vous allez déménager dans un appartement
qui n'autorise pas d'animaux familiers.
Tu as fait le bon choix pour ta "famille",
mais il y eut un temps où j'étais ta seule famille.
J'étais excité par la promenade en voiture
jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux.
Cela sentait les chiens et chats,
la peur, le désespoir.
Tu as rempli la paperasserie et tu as dit
"je sais que vous trouverez une bonne maison pour lui".
Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé.
Ils comprennent la réalité qui fait face
à un chien entre deux âges,
même un avec "des papiers".
Tu as dû forcer les doigts de ton fils
pour les détacher de mon col et il criait
"Non, papa! s'il vous plaît
ne les laissez pas prendre mon chien!"
Et je me suis inquiété pour lui,
quelles leçons lui avez-vous apprises
à l'instant, au sujet de l'amitié et la loyauté,
au sujet de l'amour et de la responsabilité
et au sujet du respect pour toute vie.
Tu m'as donné un «au revoir-caresse» sur la tête,
tu as évité mes yeux et tu as refusé
de prendre mon collier avec vous.
Après votre départ,
les deux gentilles dames ont dit
que vous saviez probablement au sujet de votre départ,
il y a de cela plusieurs mois
et rien fait pour me trouver une autre bonne maison.

Elles ont secoué leur tête et ont dit
"Comment est-ce possible?"

Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge
que leurs programmes chargés le leur permettent.
Ils nous nourrissent, bien sûr,
mais j'ai perdu l'appétit, il y a plusieurs jours.
Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage,
je me dépêchais en espérant que c'était toi,
que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve
ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un
qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.


Quand je me suis rendu compte
que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots
qui folâtraient pour attirer l'attention,
je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu.


J'ai entendu ses pas
quand elle s'approchait de moi en fin de journée
et je piétinais le long de l'allée
jusqu'à une pièce séparée,
une pièce heureusement tranquille.
Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles
et m'a dit de ne pas m'inquiéter.
Mon cœur battait d'anticipation à ce qui était à venir,
mais il y avait aussi un sentiment de soulagement.
Le prisonnier de l'amour»
avait survécu à travers les jours.
Comme c'est dans ma nature, je me suis plus inquiété d'elle.
Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle
et je le sais,
de la même manière que je connais votre humeur chaque jour.
Elle a placé une chaîne doucement
autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais,
il y a tant d'années.
Elle a glissé l'aiguille hypodermique
habilement dans ma veine.

Quand j'ai senti le dard et les liquides
se répandre à travers mon corps,
je me suis assoupi,
je l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré
"Comment as-tu pu?"


Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage,
elle a dit "je suis si désolée".
Elle m'a étreint
et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail
de s'assurer que j'aille à une meilleure place
où je ne serais pas ignoré ou abusé ou abandonné
ou aurais à pourvoir moi-même à mes besoins,
une place remplie d'amour et de lumière
très différente de cet endroit.
Et avec mes dernières énergies,
j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle
et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue
que mon "Comment as-tu pu?"
n'était pas dirigé contre elle,
c'était à toi, mon maître bien-aimé, que je pensais.


Je penserai à toi et t'attendrai à jamais.
Puisse tout le monde dans ta vie
continuer à te montrer autant de loyauté.


© copyright Jim Willis 2001, tous droits réservés

Note de l'auteur:

Si "Comment est-ce possible?" a mis des larmes dans vos yeux en le lisant comme
cela me l'a fait alors que je l'écrivais,
c'est parce que c'est l'histoire de millions d'animaux familiers
qui meurent chaque année dans des chenils américains et canadiens.
Tout le monde est bienvenu à distribuer cet essai dans un but non commercial,
aussi longtemps qu'il est distribué correctement avec l'avis du copyright.
S'il vous plaît, utilisez-le pour aider à l'éducation, sur vos sites web,
dans des bulletins d'information, dans les refuges pour animaux et tableaux
d'affichage du bureau du vétérinaire.

Dites au public que la décision d'ajouter un animal familier à la famille
est une importante décision pour la vie,
que les animaux méritent notre amour et soins et que la recherche d'une autre maison appropriée pour votre animal est votre responsabilité et que toute vie est précieuse.

S'il vous plaît, faites votre part pour arrêter le meurtre d'animaux, et encouragez les campagnes pour prévenir que des animaux soient non désirés.

***Jim Willis***

Comme l'auteur le demande,
 

 

Commentaires

*oo* Ca remue, ça réveille, c'est poignant. Je le copie si tu veux bien.
Belle journée :-)

Écrit par : Loo | 31/10/2007

merrdddee je pleure non c'est trop triste...ce texte et cette réalité....gros bisous xxxxxxxxxx

Écrit par : nays | 31/10/2007

mon dieu comment peut -on faire ça, et de plus en plus courant !!!! les larmes coulent , dénoncer et banir ces gens a tout prix !!!! leur faire comprendre , s'ils en sont capables !! on devrait leur faire la même chose merddd . gros bisous , yepa

Écrit par : yepa | 31/10/2007

Bonjour Comment est-ce possible? Oui, inconcevable ce genre de chose. je me suis prise la tyête il ya peu avec une bonne femme qui ouvrait une animalerie en France. Elle ne savait même pas de qu'el race de chien je lui parlais.
Ces ppuavres bêtes font toujours les frais de la connerie humaine, et dieu seul sait combien il y a de cons sur terre j'en croise au moins 10 pas jours.
Bande de sauvage , il ne mérite même pas le sort des oignons!
Bonne fin de journée.
Bisous

Écrit par : Soledad | 31/10/2007

je suis remplie de frissons à cette lecture et des larmes coulent de mes yeux. Comment peut-on faire ça ?? J'aimerai tant avoir un gentil compagnon pour partager ma maison et ne plus connaître la solitude, mais ne le peut malheureusement pas ! Gros Bisous tristes
htpp://doriness.skynetblogs.be/

Écrit par : dorinadouce | 31/10/2007

Je crois qu'on peut lécrire dans beaucoup de langue! Et il y en aura toujours pour s'en moquer!

Écrit par : Kristin | 31/10/2007

Bonjour ...Michel Un tout petit mot pour te dire bonjour, et te souhaiter une bonne journée,
Oui, comme tu dis, à méditer ! Quel texte, ouf! Çà remue. Je suis sensible à ce genre de choses: la façon dont sont traités les plus faibles d'entre-nous.
Merci de ta visite…Bisous doux !

Écrit par : Chadou | 01/11/2007

Kikou à vous deux,
Bcp d'émotions dans ce magnifique texte. Et comme vous devez vous en douter, je vous écris les larmes aux yeux.
Bonne journée et @ très bientôt

Écrit par : Papillon6168 | 01/11/2007

Honteux... Honteux de faire ça...j'ai eu moi même 2 chiens et des chats, maintenant une chienne de 13 ans et je m'efforce de lui rendre la vie la plus agréable qu'il soit.
Quand on prend des animaux, il faut savoir en assumer les conséquences jusqu'à la fin de leur vie.
J'espère que la conscience des ces gens les torture...un maximum.
bisous tout plein.

Écrit par : manon1 | 01/11/2007

Snif même si je connais ce texte depuis longtemps
je le relis encore une fois et les larmes ne savent pas
s'empècher de rouler sur mes joues... il en est ainsi
pour de nombreux animaux que l'on dit aimer...
ton blog est merveilleux merci aussi de participer
aux blogs collaborateurs... à très bientôt bizzzzzz

Écrit par : Tchânou | 07/11/2007

JE SUIS HEUREUSE d'etre ici et ressentir tout l'amour pour ses être vivants différents mais tellement aimants, et je suis triste de toute cette horreur De plus je viens de passer sur un blog qui donne encore plus de force à ce texte : http://remarie2.skynetblogs.be/post/5432689/adoption
En début de l'année passée j'ai eu quelque chose de grave qui pouvait me faire mourir et bien sur pour l'amour de mes 2 grands enfants et de mon mari chéri j'ai lutté et je suis là,mais ma grande lutte c'était pour mon chien ma Ischia chérie je ne voulais pas l'abandonner et pour elle et grace à elle j'ai eu encore plus de force.

Écrit par : Lècia et Ischia | 15/01/2008

cette histoire me fait pleurer tellement je suis émue !!!!!!
Certaines personnes ne se rendent pas compte...
a bientôt
LaSolitaireDu60

Écrit par : La solitaire | 01/12/2013

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